4th IODC

Blog IODC 2016
Madrid. October 6-7, 2016

#IODC16

Données en provenance de la Grosse Pomme

July 29, 2015 by IODC

Alexander Howard, rédacteur en chef en technologie et société du Huffington Post, s’est entretenu avec Amen Ra Mashariki, chef de l’analyse de la ville de New‑York et dirigeant de la MODA (analyse des données du bureau du maire), à propos du rôle des données, des données ouvertes et des analyses dans le cadre des efforts d’amélioration que déploie sa ville. L’entrevue, réalisée au cours de la Troisième conférence internationale sur les données ouvertes, porte sur des sujets relatifs aux données ouvertes et aux villes, allant du fossé numérique à la gouvernance des données, en passant par la protection des renseignements personnels.

Voici quelques points saillants :

M. Howard a d’abord demandé à M. Mashariki : « Que devrait savoir le public au sujet des utilisations des données ouvertes et de l’incidence de leur communication? » Dans sa réponse, M. Mashariki fait ressortir deux points principaux :

D’abord, la communication des données ouvertes devrait alimenter la transparence. M. Mashariki précise toutefois que ce n’est pas parce que les données sont ouvertes qu’elles sont nécessairement transparentes. Elles permettent plutôt de s’engager à favoriser la transparence et à mobiliser la discussion. Par exemple, divers groupes techniques municipaux de New‑York ont rédigé une description de travail en utilisant des données ouvertes pour visualiser différentes activités gouvernementales qui sont partagées avec le public.

Ensuite, les données ouvertes sont une possibilité d’apprentissage. Par exemple, en obtenant des données et en les rendant accessibles, des quartiers qui connaissent peu de choses sur eux‑mêmes sont capables d’identifier les domaines susceptibles d’amélioration, puis de faire des suggestions à leurs représentants au conseil municipal. Les données ouvertes peuvent donc aider les collectivités à connaître ou à mieux connaître leurs quartiers et à se servir de cette information pour régler des problèmes de qualité de vie.

M. Howard a également demandé à M. Mashariki de lui expliquer comment fonctionnait la MODA : Un organisme ou un service dans la ville s’adresse au bureau du maire pour lui soumettre un problème ou un défi particulier auquel il fait face, et la MODA cherche alors à régler le problème en se servant de données et d’analyses.

M. Mashariki explique que les processus d’approvisionnement de la ville sont une source de préoccupation, parce qu’ils peuvent être très lents. Pour accroître l’efficience, la MODA a fait le suivi de nombreux processus d’approvisionnement afin de cerner les goulots d’étranglement. En identifiant les domaines qui étaient vraiment très lents, la MODA a appliqué ce que M. Mashariki appelle « l’approche du bistouri », consistant à améliorer ou à supprimer les segments du processus qui prennent inutilement trop de temps. Au lieu de prendre « l’approche de la masse » et d’essayer de changer tout le processus d’approvisionnement (ce qui n’est absolument pas réaliste), M. Mashariki et son équipe utilisent des données et des analyses pour accroître l’efficience de l’approvisionnement, en se concentrant sur des étapes précises.

Enfin, M. Howard donne l’occasion à M. Mashariki d’expliquer et d’explorer de quelles façons la MODA améliore le fonctionnement de la ville de New‑York en obtenant des données de qualité, solides et nettes pouvant servir à la prise de meilleures décisions tout en protégeant les renseignements personnels et en assurant leur gouvernance adéquate.

Pour en savoir plus sur ce qui se fait en matière de données, de données ouvertes et d’analyses dans la Grosse Pomme, prenez connaissance de l’entrevue qui suit.

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